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01/08/2010 12:29 |
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Aleksandra Paszkowska, styliste![]() Comment êtes-vous devenue cycliste ?Je le suis depuis toute petite. J’ai grandi en Suède, où tout le monde roule à vélo, sauf quand le gel et la glace sont trop importants. Puis j’ai vécu dans différents pays, comme l’Allemagne, où j’ai continué à me déplacer à vélo. Et quand je suis arrivée à Bruxelles, il y a vingt ans, j’ai pris ma bicyclette avec moi. À l’époque évidemment, nous étions peu nombreux à circuler de la sorte. On se disait même bonjour quand on croisait un autre cycliste, c’est dire ! Ici, tout le monde a l’impression que rouler à vélo est dangereux. La culture est vraiment différente, les gens sont beaucoup plus attachés à leur voiture… Et les personnes qui possèdent une voiture n’imaginent pas de se déplacer autrement. Mon compagnon a une voiture, et c’est un des rares automobilistes que je connais qui se déplace régulièrement en train plutôt qu’avec son véhicule. Quelle utilisation faites-vous de votre deux-roues ?J’utilise mon vélo pour tout, y compris pour voyager : j’ai un vélo normal et deux pliants, et quand je vais à l’étranger, que ce soit pour le travail ou les loisirs, je prends toujours un pliant avec moi. Je trouve que c’est beaucoup plus agréable de découvrir une ville à vélo qu’en métro, sous terre. Lorsque je me déplace pour raisons professionnelles, j’ai une valise de vingt kilos de vêtements, que j’attache à l’arrière du porte-bagages de mon vélo pliable. Comme elle est sur roulettes, je l’utilise comme une remorque, et ça amuse toujours beaucoup les gens qui me croisent. Au Japon, j’ai même trouvé un système qui permet de fixer un parapluie sur le vélo, j’ai trouvé ça génial et je l’ai ramené. Le vélo vous inspire-t-il dans votre travail ?Évidemment ! Je travaille beaucoup avec des vêtements adaptables : des vestes réversibles, des robes que l’on peut nouer pour qu’elles soient plus courtes… Donc, tout ce que je fais est adapté aux déplacements à vélo, que ce soit au niveau de la visibilité (j’ai une veste réversible noire et orange fluo) ou du mouvement (j’utilise des matières souples). Par ailleurs, j’utilise des tissus “intelligents”, thermo-régulateurs, qui “respirent” : on ne transpire pas avec, on ne doit donc pas les retirer quand on est à l’intérieur. Propos recueillis par Mathieu De Backer |
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Modifié le 13/03/2009 |
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