07/02/2012 07:42

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Bernard De Vos, Délégué général aux Droits de l’Enfant

Comment en êtes-vous venu à adopter le vélo comme moyen de déplacement ?

Ma compagne et moi avons eu tout un temps deux voitures, même quand nous n’avions pas d’enfants. Et puis un jour j’en ai eu marre d’avoir l’impression de passer ma vie enfermé en réunion et dans ma voiture entre deux réunions. Le déclencheur, ça a été la rencontre avec mon premier vélo, acheté sur une brocante. J’ai alors découvert le plaisir de sortir d’une réunion stressante, crispante, et de m’aérer l’esprit, même si c’était pour aller à une autre réunion ensuite. C’était il y a quinze ans maintenant… Depuis, le vélo est devenu mon moyen de transport quasi exclusif : quand mes filles sont nées, j’ai aménagé une remorque avec un maxi cosy pour pouvoir les transporter… Elles sont quasiment sorties de la maternité à vélo ! Et maintenant, je les accompagne à l’école à vélo. Désormais, je suis tellement habitué à me déplacer de cette façon que je peux penser à d’autres choses qu’au seul trafic et les meilleures idées professionnelles que j’ai eues, c’est sur mon vélo ! Dans une série de milieux, c’est devenu une “marque de fabrique”. Et depuis ma nomination comme Délégué, c’est encore plus flagrant : les gens que je côtoie désormais circulent peu à vélo. Ça aide à gommer le côté “solennel” de la fonction.

Depuis que vous occupez cette fonction, justement, avez-vous modifié vos habitudes ?

J’ai désormais un emploi du temps plus chargé, et je dois me déplacer en dehors de Bruxelles, donc j’utilise moins le vélo… Mais je reste malgré tout attaché au fait d’aller le plus souvent possible au boulot à vélo, même si je me fais conduire pendant la journée. Car ça, c’est le grand changement : je dispose d’une voiture de fonction avec chauffeur. Et c’est vrai qu’au début, il n’a pas compris pourquoi je refusais de prendre systématiquement la voiture. Il a même eu peur : on lui a malicieusement fait croire qu’il allait devoir conduire un tandem ! Il m’a donc vanté les qualités de la voiture : je peux y travailler, y dormir… Et c’est vrai que ce sont des avantages non négligeables ! Donc, maintenant, j’essaie de trouver une harmonie entre l’utilisation de la voiture et celle du vélo. Par ailleurs, je me suis décidé à faire l’acquisition d’un vélo pliant, ce qui me permettra de mieux combiner encore les deux moyens de transport en fonction des impératifs.

En quinze ans d’utilisation du vélo, avez-vous constaté des changements ?

Il y a beaucoup plus de cyclistes, c’est évident ! Malheureusement, certains comportements agressifs ou illégaux n’aident pas à nous faire accepter par les automobilistes, ce qui est regrettable. Sinon, la différence au niveau des aménagements est criante également. Personnellement, je ne suis pas persuadé de l’utilité des pistes cyclables, je ne m’y sens pas nécessairement plus en sécurité… En revanche, la systématisation des zones avancées pour cyclistes aux feux, c’est vraiment une bonne chose.

Propos recueillis par Mathieu De Backer

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Modifié le 13/03/2009

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