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01/08/2010 12:20 |
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Damien Vandermeersch, avocat général près la Cour de Cassation![]() Depuis quand utilisez-vous le vélo pour vos déplacements ?C’est en 1989, lorsque je suis devenu juge d’instruction, que j’ai commencé à utiliser le vélo quotidiennement. Jusque là, j’étais avocat et possédais une petite moto pour mes nombreux déplacements. La fonction de juge d’instruction étant plus “sédentaire”, cela m’a permis d’adopter le vélo. J’ai toujours évité de me déplacer en voiture en ville, à cause de la circulation, qui engendre lenteur et stress. Cela fait donc presque vingt ans que je fais désormais 12 km par jour pour relier domicile et travail, sans que cela n’entraîne la moindre fatigue. Je trouve en effet que le vélo permet le matin de se dérouiller les jambes et de se mettre en forme pour la journée, et le soir de relâcher la pression. Tout cela n’empêche pas d’être productif à vélo : la détente engendrée par l’exercice physique permet de laisser vagabonder son esprit sans pour autant être inattentif à la circulation, et il m’arrive souvent en arrivant au bureau ou à la maison de me précipiter sur un morceau de papier pour noter une idée que j’ai eue pour un article ou un dossier en effectuant le trajet. Sur cette période, quelle évolution avez-vous notée ?Il y a vingt ans, j’étais très discret sur le fait que j’utilisais le vélo pour mes déplacements. Désormais, avec le nombre de cyclistes qui augmente, on n’a plus l’image de quelqu’un qui n’a pas assez de moyens pour s’acheter une voiture… Désormais, rouler à vélo est plutôt un signe de bonne santé. Par rapport aux conditions de circulation, je ne constate pas énormément de changements, si ce n’est que l’on est plus visible, parce que les automobilistes se sont habitués à côtoyer les cyclistes dans la circulation. Mais personnellement, j’étais plus à l’aise quand j’étais seul dans la circulation, ne serait-ce que parce qu’une partie de ces nouveaux cyclistes ont parfois tendance à ne pas respecter le Code de la Route, et que cela donne une mauvaise image de l’ensemble des cyclistes. Or, je suis globalement plutôt agréablement surpris du comportement des automobilistes qui, quand l’on fait un geste amical pour demander la priorité lorsqu’on est en côte par exemple, la cèdent volontiers. En fait, c’est une question de dialogue : après tout, nous devons cohabiter sur la route, et il n’est pas question de s’imposer à l’autre. Que pensez-vous de la législation belge ? Est-elle assez favorable aux cyclistes ?La législation est un moyen de faire partager l’espace public, et de donner de la place à tel ou tel usager. À titre personnel, je ne rêve pas du modèle amstellodamois où le cycliste a la primauté sur tous les autres usagers, y compris le piéton. En revanche, je serais favorable, si pas à une sévérité accrue, du moins à une plus grande conscientisation des cyclistes sur les questions de l’éclairage, des vêtements réfléchissants, et du casque, et ce pour leur sécurité. Propos recueillis par Mathieu De Backer |
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Modifié le 13/03/2009 |
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