17/05/2012 11:15

Jean-Marc Cuvelier, comédien

Le vélo est-il pour vous une solution d’avenir en termes de mobilité ? Comment êtes-vous devenu cycliste quotidien ?


PHOTO: A.VANLATHEM

J’ai toujours aimé rouler à vélo. J’ai commencé par en faire en randonnée. Lorsque je suis arrivé à Bruxelles, je me baladais dans la forêt de Soignes. C’était mon jogging à moi. En tant que comédien, j’essaie de rester en forme physique. Le vélo est devenu réellement mon moyen de transport principal après un accident du genou, il y a une quinzaine d’années. Il me permet d’entretenir la tonicité musculaire de ma cuisse car, l’air de rien, on atteint vite un bon petit paquet de kilomètres par jour. Je me rends à vélo du bureau de production à une répétition, à un studio, à un rendez-vous… On peut dire que je roule huit mois sur l’année: je m’abstiens uniquement lorsqu’il pleut trop ou quand il y a du verglas. La neige et le froid ne me dérangent pas trop.

En tant que père de famille, voulez-vous transmettre l’usage de ce moyen de déplacement à vos enfants ?

Je me rends régulièrement avec eux dans les parcs et en forêt pour pratiquer le vélo. Mais il est vrai que Merlin et Léa ne sont pas encore cyclistes en ville. Tout d’abord parce que leur école est proche de chez nous: Léa est à 150m de l’école. Elle s’y rend donc à pied. L’école de Merlin est un peu plus éloignée. Il s’y rend en transport en commun. Je trouve que les cyclistes ne sont pas encore bien intégrés à Bruxelles. Je serais un peu inquiet de les voir partir seuls. Mais je suis en train de leur apprendre tout doucement les bons réflexes à avoir, comme anticiper ce qui pourrait se passer sur la chaussée. Les gens ne font vraiment pas attention quand ils ouvrent leur portière, par exemple. Je pense que ça va venir, que mes enfants finiront par utiliser le vélo en ville également.

Qu’aimez-vous dans le fait de rouler à vélo en ville ?

La voiture en ville, je n’aime pas. C’est agressif, encombrant, énervant, stressant. Le vélo, c’est un peu tout le contraire. Rouler à l’extérieur, c’est sportif. La ville n’est pas toute plate. On n’a pas d’énergie à mettre dans un “je vais m’énerver”. Des mauvaises ondes sortent des voitures alors qu’il y en a moins autour du vélo. Les cyclistes se saluent, se sourient contrairement aux automobilistes. J’ai déjà eu envie de mettre un gros klaxon sur mon vélo. Mais si on roule, c’est pour moins polluer. La pollution sonore est aussi trop présente en ville. Alors, j’ai renoncé à mettre un klaxon. Par contre, je trouve que les cyclistes devraient donner une meilleure image dans la circulation. Comment se faire respecter si l’on ne respecte pas la signalisation ?

Je trouve que le transport vélo est très pratique. On a pas mal d’autonomie et de liberté. J’aime découvrir la ville et, surtout, les endroits où l’on ne passe pas avec les transports en commun. Le but n’est pas de se retrouver dans des chaussées embouteillées. On finit par connaître les routes, les raccourcis. Bref, les rues qui sont plus tranquilles. Le vélo permet de se déplacer, de sortir vite de la ville et d’aller se balader dans les espaces verts. J’ai l’impression de prendre l’air tout le temps donc c’est super.

Propos recueillis par Aurélie Lannoy

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Modifié le 16/12/2010

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