17/05/2012 11:16

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Michel Feys, monsieur “météo”

Comment et pourquoi avez-vous adopté le vélo ?

Cela fait une quinzaine d’années que j’habite à Louvain-la-Neuve, tout en travaillant à Bruxelles. On connaît les problèmes d’accessibilité de la capitale… et nous attendons toujours le RER. Donc, j’ai rapidement essayé de trouver des solutions pour diminuer le temps consacré à mes déplacements. J’en ai parlé avec un de mes collègues qui était sensible à la protection de l’environnement et m’a conseillé le Brompton. Or, il se fait que je suis un fana des beaux objets. Je me suis donc renseigné sur les différents modèles de vélos pliants, et le Brompton m’a tout de suite séduit : il est très fonctionnel et, contrairement à la plupart des autres vélos pliants, il n’est pas “vlek”. Je l’ai donc acheté, j’étais un des premiers en Belgique, et j’ai commencé à faire quelques trajets avec. Et dans le train, c’est vraiment très pratique : quand j’ai la chance de trouver une place assise, je le cale entre deux rangées de siège. Sinon, je me mets dans le couloir… et je m’assieds dessus. Je pense que je vais bientôt tester le bus Conforto, maintenant qu’il peut rouler sur la bande d’arrêt d’urgence sur toute la longueur de l’E411.

Vous êtes vraiment un adepte de l’intermodalité, donc ?

En effet. Si à Louvain-la-Neuve, je ne me sépare jamais de mon vélo, je ne l’utilise pas pour tous mes trajets, notamment professionnels, car j’ai parfois du matériel à transporter pour mes cours. Il m’arrive de faire le trajet en voiture jusqu’au boulot avec le vélo dans le véhicule. Comme c’est un quartier où il est très difficile de se garer, je prends la première place que je trouve, même si elle est loin et, de là, je fais le trajet à vélo. J’ai même acheté ma voiture en fonction du vélo : c’est un modèle où le siège arrière se replie très rapidement, ce qui me permet d’y ranger facilement mon vélo, plutôt que de toujours devoir aller dans le coffre.

C’est effectivement un usage particulier du vélo… Est-ce que vous ne passez pas parfois pour un excentrique ?

Si, bien sûr. Au début, tout le monde me regardait de travers : maintenant, à Bruxelles, on croise un vélo pliant toutes les cinq minutes, mais à l’époque c’était très rare. J’ai même eu des réflexions du type “On dirait une chaise de handicapé !” de la part de gens observant le vélo complètement replié. Mais ça ne me dérange pas, d’une certaine manière, j’aime même ça. J’ai aussi été un des premiers utilisateurs du GSM en Belgique. Au début, quand je téléphonais dans un magasin, on me regardait bizarrement… Maintenant, ça ne gêne plus personne, évidemment. C’est un peu comme les premiers joggeurs, on leur disait: “Mais après quoi tu cours?” Maintenant, c’est entré dans les mœurs, et plus personne ne penserait à arrêter un joggeur en lui demandant ce qu’il fait !

Propos recueillis par Mathieu De Backer

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Modifié le 16/12/2010

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