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08/02/2012 16:11 |
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Permettre aux cyclistes occasionnels de se déplacer à vélo en villeLe réseau viaire liégeois est souvent constitué d’emprises relativement étroites, où les conflits d’utilisation entre modes motorisés (en circulation et en stationnement) et modes lents sont aigus. On l’a dit, la pression motorisée sans cesse croissante réserve la circulation à vélo aux cyclistes aguerris. Installer un réseau de vélos en libre service va diffuser un message ambigu, invitant tout le monde, et particulièrement les cyclistes néophytes, à enfourcher une bicyclette. Face à une ville si peu accueillante au vélo, on risque d’observer une rapide désillusion qui verra très vite les cyclistes néophytes, apeurés, envahir massivement les trottoirs évidemment non destinés à cet usage. Des vélos en libre service, par définition non accompagné d’une “formation” donnant le mode d’emploi d’une ville peu cyclable, est-ce la meilleure méthode pour convertir une population peu cyclophile au vélo ? Et pour veiller à ne pas envenimer les rapports entre piétons et cyclistes ? Développer la formation au vélo de publics cibles ne serait-elle pas une méthode plus adaptée ? Rappelons à titre d’exemple qu’à ce jour, malgré des propositions répétées des associations, la Ville n’a toujours entrepris aucune démarche pour promouvoir le vélo pour les déplacements domicile-travail ou les déplacements de service de son personnel… Dans un contexte de voiries majoritairement (très) peu accueillantes au vélo, notre crainte est double : voir de nombreux cyclistes hésitants se réfugier sur les trottoirs, en général peu larges et souvent déjà bien encombrés d’obstacles divers, augmentant dès lors les conflits avec les piétons ; ou, à l’inverse, assister à quelques incidents (voire pire) impliquant des cyclistes non avertis qui seront allés s’aventurer en toute bonne foi sur des infrastructures inadaptées (voies rapides…) encore bien trop nombreuses dans notre région. |
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Modifié le 16/11/2009 |
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