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08/02/2012 16:13 |
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ConclusionsPour les cyclistes liégeois, offrir aujourd’hui des vélos en libre service, c’est sans doute brûler les étapes. Avant d’en arriver à ce service, il reste bien des choses à faire pour que le public cible de ce service – les cyclistes néophytes et les visiteurs – disposent de conditions d’utilisation raisonnablement adaptées, en particulier pour :
Les vélos en libre-service sont un élément parmi d’autres (et certainement pas le cache-sexe d’une politique cyclable à peine ébauchée) d’une politique cyclable qui elle-même est étroitement imbriquée avec une politique globale de mobilité et d’accessibilité qui se cherche. Les cyclistes liégeois se réjouissent de voir reconnue la nécessité d’affecter des moyens budgétaires annuels récurrents et significatifs en faveur du vélo. Pendant quelques années, ces moyens doivent encore être affectés (en étant augmentés significativement, particulièrement pour accélérer la cyclabilisation des voiries du MET) à la diminution de la pression motorisée, qui atteint trop souvent un volume incompatible avec l’utilisation sereine du vélo par M. et Mme Tout-le-Monde. Ce n’est que via une politique globale de mobilité réduisant les besoins de déplacements en voiture en ville (est-il opportun d’augmenter sans cesse l’offre de parking en ville lorsqu’on sait à quel point cela incite à se déplacer en voiture ?) que cet objectif, favorable aux modes alternatifs, sera atteint. Les deux armes les plus efficaces pour diminuer significativement la pression motorisée seront la rénovation en profondeur de l’offre de transport public (autour de l’introduction d’un réseau de trams) et une politique de stationnement courageuse dissuadant les navetteurs de se rendre jusqu’au cœur de la ville en voiture. Le vélo peut rendre des services inestimables aux habitants de la région urbaine, complémentaires aux autres modes… Mais il ne suffira pas d’un coup de baguette magique. Les cyclistes liégeois plaident donc pour un report du projet de vélos en libre-service pendant quelques années, jusqu’à ce que la zone visée (les centres de Herstal et Seraing, le fond de vallée de Liège) soient devenus cyclables pour tous, grâce entre autres à l’utilisation des moyens prévus pour le projet « vélos en libre service » à cette fin. Mais surtout grâce à un travail de rénovation en profondeur de l’accessibilité et le mobilité urbaine réduisant la pression motorisée à l’aide d’une nouvelle politique dont la rénovation ambitieuse du réseau de transport public et une politique de stationnement responsable contrôlant l’offre seront d’autres pierres angulaires. Cette période doit aussi être mise à profit pour enfin entreprendre de vrais efforts de formation au vélo ; quand diable les trois communes se décideront-elles à mener à bien un Plan de transport d’entreprise pour leur personnel, par exemple ? Didier Castagne |
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Modifié le 16/11/2009 |
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