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08/02/2012 15:10 |
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Bruxelles, lundi 11 août 2003Il y a d’autres polluants que l’ozoneLes cyclistes réclament le droit de circuler sans être obligés de polluerSelon la nouvelle ministre fédérale belge de l’environnement et du développement durable, Mme Freya Vandenbossche, il est inutile de prendre des mesures de limitation de la vitesse ou de la circulation des véhicules automobiles en Belgique à l’occasion des pics de pollution par l’ozone. Si son ambition est de se contenter de lutter contre l’ozone, et dans la mesure où les moteurs des automobiles produisent dans leurs gaz d’échappement à la fois des substances polluantes qui produisent et d’autres qui détruisent l’ozone, nous comprenons qu’elle adopte la solution de facilité qui est de ne rien faire. Nous contestons néanmoins cette approche du problème consistant à réduire la pollution de l’air, et les dangers qui en résultent pour notre santé et notre environnement, à la seule présence d’ozone dans l’air. L’ozone, s’il est irritant pour les muqueuses et oppressant pour les personnes souffrant de déficiences respiratoires comme les asthmatiques, n’est pas dangereux pour la grande majorité de la population, en dehors d’efforts physiques violents bien entendu. En revanche, les matières particulaires (PM), polluants produits principalement par les moteurs diesel, causeraient des millions de cas d’asthmes et d’allergies (en particulier chez les enfants), de bronchites, d’infarctus et d’insuffisances cardiaques …, et seraient selon l’OMS responsables de 500.000 décès chaque année dans le monde. Sans parler des composés organiques volatiles (COV) comme le benzène, dont le caractère toxique voire cancérigène est inquiétant, surtout dans des endroits confinés comme les tunnels ou les habitacles d’automobiles. Bref, n’est-il pas absurde de ne rien faire pour limiter la circulation des automobiles sous prétexte que la pollution qu’elles génèrent régule les concentrations d’ozone ?D’autant qu’il n’y a pas que les automobilistes qui respirent cet air pollué. Les piétons, les cyclistes et tous les habitants s’encrassent les poumons parce qu’en Belgique, contrairement à la France et au Luxembourg notamment, personne n’ose déplaire aux automobilistes. D’où notre protestation: nous, cyclistes quotidiens, nous réclamons le droit de pouvoir circuler sans être obligés de polluer et même de pouvoir circuler dans un air nettement moins pollué, si ce n’est pas trop demander. Mais outre la santé, la voiture porte aussi atteinte à l’environnement. Car l’automobile produit aussi du dioxyde de soufre (SO2) responsable des pluies acides et de dégats regrettables à nos édifices ainsi qu’une série de gaz participant à l’effet de serre dont le CO2, responsables du réchauffement climatique. C’est pourquoi nous réclamons des mesures structurelles visant à réduire rapidement la production de gaz à effet de serre, comme la Belgique s’y est engagée en signant des accords internationaux, ce qui ne pourra pas se faire sans une limitation du trafic automobile. Et n’en déplaise aux accros de l’automobile, pour diminuer l’ozone et les autres polluants nocifs produits par le trafic automobile, il faut développer un système de mobilité durable qui rationalise l’usage de l’automobile et diminue en même temps les files, les accidents, la pollution sonore … et la pollution de l’air: stimuler le recours à la marche à pied et au vélo pour se déplacer; recommander l’usage des transports en commun, du carpooling et du carsharing; limiter la puissance des moteurs et développer des carburants plus propres … Or, jusqu’à présent, on n’a rien entendu de tout ça. Au contraire, les médias nous mettent en garde contre le danger de l’effort physique. A en écouter certains, il faudrait prendre sa voiture pour ne pas se fatiguer à cause de l’ozone, et surtout pas son vélo. Permettez-nous d’apporter une rectification: le vélo est le seul véhicule qui ne pollue pas et qui procure, pour la santé de celui qui le pratique quotidiennement, des bienfaits tels qu’il devrait être prescrit à grande échelle par le corps médical. Les bienfaits du vélo pour la santé feront d’ailleurs l’objet d’une vaste action de sensibilisation en Wallonie et à Bruxelles à l’occasion de la Semaine de la Mobilité (du 16 au 22 septembre). A condition de rouler à son aise, l’ozone ne pose pas de problème au cycliste. Et grâce à sa faculté de se faufiler dans les files et de pouvoir emprunter de temps à autre des rues moins fréquentées, le cycliste est moins soumis à la pollution de l’air que les automobilistes. Plusieurs études l’ont montré. A vous de le faire savoir. |
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Modifié le 19/02/2009 |
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