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08/02/2012 16:25 |
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Belgique + international, mardi 6 avril 2004Journée mondiale de la sécurité routière: pour notre santé, levons le piedLe 7 avril est comme chaque année la journée mondiale de la santé. Cette année, l’OMS (ONU) a choisi comme thème “la sécurité routière”. Slogan: “L’accident de la route n’est pas une fatalité!” Le comportement agressif de certains conducteurs et la vitesse inadaptée sont responsables de nombreux “accidents” évitables. Quel est le rapport avec la santé ?Les traumatismes et décès causés par les “accidents” de la route sont en passe de devenir une des principales causes de morbidité dans le monde. Le coût annuel au niveau mondial est évalué à 520 milliards de dollars. En Belgique, la facture de ces “accidents” correspond à 2% du PNB, soit 5 milliards d’euros par an. Or, il est prouvé que l’argent investi dans la sécurité routière est un excellent investissement qui rapporte de 9% à 22% par an. Qu’attend-on pour investir davantage? L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé, ONU) a publié à l’occasion de cette journée une excellente brochure de 24 pages. Selon l’OMS, en plus des millions de morts et de blessés que l’on recense chaque année (chaque jour, sur les routes, il y a 3.000 tués et 140.000 blessés dont 15.000 resteront handicapés à vie !), le transport motorisé contribue à la morbidité respiratoire et pulmonaire, par l’émission de polluants, dissuade de l’activité physique, ce qui entraîne divers problèmes de santé, dont l’obésité et, dans certains endroits, nuit à la concentration et au sommeil en raison des nuisances sonores qu’il produit. Les mesures prises pour réduire le nombre des décès et des incapacités sur les routes du monde pourraient améliorer la santé de diverses manières. En rendant les routes plus sûres pour les piétons et les cyclistes par exemple, on pourrait inciter les gens à pratiquer plus régulièrement une activité physique. En effet, contrairement a ce qu’on dit trop souvent, les usagers non motorisés de la voirie ne sont pas nécessairement des usagers « faibles ». Ceux qui se déplacent essentiellement à pied ou à vélo bénéficient en général d’une bien meilleure santé que la plupart de ceux qui se déplacent essentiellement en auto ou à moto. Le manque d’exercice physique de nos populations était d’ailleurs le thème de la journée mondiale de la santé en 2002, et la récente campagne d’information du GRACQ (les Cyclistes Quotidiens) a montré les nombreux bénéfices pour la santé des déplacements quotidiens à vélo. Rappelons à ce sujet que l’étude du docteur Hillman a montré que, si le vélo est à première vue plus dangereux que l’auto (danger généré en général par l’automobiliste), il y a 20 fois plus de bénéfices à se déplacer à vélo en terme de santé et d’espérance de vie que de risques liés à l’insécurité routière. Cette étude a été confirmée récemment par les travaux du docteur Rutter de l’université d’Oxford. Les cyclistes et les piétons restent néanmoins des usagers plus vulnérables que les automobilistes dans la mesure où ils ne bénéficient pas de la même protection physique et où la masse et l’énergie cinétique des véhicules automobiles sont très supérieures à la leur. C’est la raison pour laquelle le législateur a prévu dans le Code de la route une série de mesures visant à les protéger. Il est bon de rappeler ici que:
Rappelons enfin que la Belgique est un des plus mauvais élève de la classe européenne en matière de sécurité routière (deux fois plus de morts par 100.000 habitants en Belgique que dans les meilleurs pays de l’Union Européenne). Il y a donc encore du chemin à faire pour résorber notre retard sur les meilleurs. Certains prétendent que la sécurité routière coûte trop cher. Rappelons que pour chaque accident de la route, cela coûte aussi très cher en matière de secours d’urgence, de soins médicaux, de réadaptation, de procédures judiciaires, de règlements d’assurance et de pensions d’invalidité. Et c’est sans compter les dommages moraux causés à l’entourage des victimes. Les estimations les plus modérées évaluent le coût des accidents en Belgique à 5 milliards d’euros par an. Ne pourrait-on trouver des moyens réellement ambitieux pour réduire cette ardoise ? Et si nous ne sommes pas capables de le faire par respect pour l’homme, faisons-le au moins par intérêt économique… |
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Modifié le 19/02/2009 |
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