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08/02/2012 16:13 |
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Bruxelles, lundi 19 septembre 2005 Le cycliste : moins pollué qu’on le ditNous souhaitons réagir à l’information diffusée au JT de RTL-TVI ce vendredi 16 septembre selon laquelle, en raison de la pollution de l’air, il serait dangereux de faire des efforts sportifs répétés, comme du vélo quotidien, dans Bruxelles. Si personne ne peut nier que la circulation automobile génère une importante pollution de l’air dans les grandes artères de la capitale, surtout aux heures de pointe, il serait abusif d’affirmer qu’elle touche essentiellement les cyclistes, et d’en tirer comme conclusion qu’il est mauvais pour la santé d’utiliser le vélo comme moyen de déplacement dans Bruxelles. S’il est vraisemblablement déconseillé d’effectuer des efforts physiques intenses et répétés le long des grands axes pollués où se concentre le trafic automobile, précisons que :
De plus, le cycliste qui roule à son aise dans une artère polluée n’est pas plus exposé à l’inhalation de micro particules toxiques que le piéton qui marche d’un bon pas ou grimpe un escalier pour sortir du métro. Il le sera même moins sur un même parcours si l’on tient compte du fait que sa durée d’exposition aux polluants sera 3 ou 4 fois plus courte. Dans la mesure où l’OMS recommande un minimum de 30 minutes d’activités physiques modérées chaque jour, et vu que nos populations sédentaires présentent une croissance inquiétante des maladies liées au manque d’exercice physique (maladies cardiovasculaires, hypertension, obésité, diabète, stress, dépression, etc.), il est interpellant de constater le manque d’objectivité journalistique dans la présentation de cette information :
Une étude française a montré, prise de sang à l’appui, que les automobilistes étaient plus pollués que les cyclistes lors d’un déplacement urbain aux heures de pointe. Comment expliquer ce phénomène ? D’une part par le fait que le cycliste effectue son parcours essentiellement par des petites rues beaucoup moins polluées, et ne reste quasi jamais bloqué dans les embouteillages ou pire dans des tunnels ; d’autre part par le fait que la prise d’air du cycliste (son nez) se trouve placée beaucoup plus haut que la prise d’air des véhicules automobiles (placée dans les files à proximité du pot d’échappement du véhicule précédent) qui accumulent dans leur habitacle des concentrations élevées de polluants. Enfin, cette information jette, une fois de plus, le discrédit sur une pratique de mobilité douce et durable : l’usage de la bicyclette en milieu urbain. Quand pourra-t-on lire dans la presse de réels encouragements citoyens à rationaliser l’usage de la voiture au profit de moyens de déplacements moins ou non-polluants ? La ville-région de Bruxelles est prise d’assaut, quotidiennement, par environ 1 million de véhicules. Aux même heures, 18.000 cyclistes font le choix, 365 jours par an, de circuler sans polluer ! Aux même heures, 18.000 cyclistes quotidiens rêvent d’un ratio inversé ! |
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Modifié le 19/02/2009 |
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