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Gembloux, vendredi 4 novembre 2005

Olivier, 12 ans pour toujours, par la faute d’un automobiliste alcoolique

En plein centre-ville de Gembloux, un jeune adolescent circulant à vélo a été accidenté ce mercredi 3 novembre à 17h30. Il circulait pourtant de manière sage et respectueuse du Code de la route et s’était rendu bien visible.

La question qui nous hante : comment est-il possible que des alcooliques notoires, quasi toujours récidivistes, puissent circuler en état d’ivresse sur la voie publique en toute impunité ? Le GRACQ - les Cyclistes Quotidiens asbl et l’asbl Empreintes épinglent 3 raisons parmi d’autres:

  1. le manque de contrôle. Comme le confirme une enquête récente de l’IBSR, il existe pour ces “dangers publics” très peu de risques d’être pris en flagrant délit de manière préventive. C’est en effet le plus souvent un accident grave qui les met en évidence, souvent accompagné de délit de fuite. Nous réclamons davantage de contrôles inopinés, et de présence active des polices locales dans les rues de nos villes et villages (et pas seulement sur les autoroutes et à la sortie des dancings).
  2. le laxisme de la justice vis-à-vis des récidivistes. L’alcoolisme, comme la plupart des drogues, est une assuétude dont il est très difficile de se sortir. Au mieux, cela prend plusieurs années, quand on veut soi-même s’en sortir, avec souvent de nombreuses rechutes. Au pire, on n’en sort jamais. Est-il dès lors responsable de se limiter à des retraits de permis de quelques semaines, laissant ces “malades” reprendre le volant sans avoir prouvé qu’ils étaient guéris?
  3. la responsabilité des tenanciers de débit de boisson qui continuent à abreuver des personnes qui sont déjà trop imbibées. Le code de la route permet de les poursuivre, mais sont-ils inquiétés?

Autre cause importante d’accidents en milieu urbain: le vitesse inadaptée. La présence d’usagers vulnérables (piétons, cyclistes, PMR) devrait inciter tous les conducteurs d’engins motorisés à redoubler de prudence et à réduire leur vitesse. Aborder un passage pour piétons à 50 km/h, même si cette vitesse est autorisée, reste une prise de risque irresponsable. A cette vitesse, il est en effet impossible de s’arrêter sur moins de 27 mètres, alors qu’à 30 km/h, la distance sera réduite de moitié.

La police locale a le devoir d’assurer la sécurité de tous les usagers, notamment par des contrôles dissuasifs. Les autorités communales ont le pouvoir de réduire cette vitesse par l’installation de zones 30, voire de “zones de rencontre” (zones 20), partout où il n’existe ni pistes cyclables, ni passages piétons protégés par des feux. Dans la suite des États Généraux de la sécurité routière et de l’objectif de réduction drastique du nombre de victimes de la route, il est important d’inverser la logique de la loi du plus fort. Le “Code de la rue” offre des outils pour réduire la vitesse et pour mieux protéger les usagers les plus vulnérables : il reste à les mettre en œuvre. La rue, en ville de surcroît, n’est-elle pas un lieu de vie pour tous, à partager entre TOUS les usagers?! Il est primordial de développer davantage d’actions et de plans d’aménagement pour faire de Gembloux et de toutes les localités wallonnes, des “villes cyclables” en 2006 !

Marche commémorative ce jeudi 10 novembre à 13h30 avec les écoles de Gembloux

Départ Place Saint-Guibert à Gembloux

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Modifié le 19/02/2009

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