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07/02/2012 09:01 |
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mardi 16 janvier 2007Bientôt les cyclos B sur les pistes cyclables, et les cyclistes… à l’hôpital ?Le Ministre Landuyt veut obliger les cyclos B à emprunter la piste cyclable à partir du 1er mars ! Mesure dangereuse prise sans concertation avec les associations de cyclistes. Le GRACQ et le Fietsersbond réagissent. Le Moniteur de ce 10 janvier vient de publier un arrêté royal du 28 décembre 2006. Parmi ses dispositions, publiées très discrètement, on retrouve de nouvelles règles s’appliquant, à partir du 1er mars, aux conducteurs de cyclomoteurs de catégorie B (les plus rapides) :
Pour information, aujourd’hui, les cyclomoteurs B circulant en agglomération doivent toujours emprunter la chaussée, jamais la piste. Pourquoi la règle proposée est-elle dangereuse pour les cyclistes ? Les cyclos B ont une vitesse bien supérieure à celle des cyclistes. La différence de vitesse entre catégories d’usagers présents sur un même tronçon de la voie publique est une source d’insécurité. C’est bien pour cela que les cyclos B sont, aujourd’hui, obligés d’utiliser la chaussée lorsqu’ils circulent en agglomération : la différence entre la circulation générale (50 km/h) et eux (45 km/h) est faible. Par contre, la différence entre eux (45 km/h) et les cyclistes (15 à 20 km/h) est bien plus grande. Cette différence de vitesse est une source objective de danger pour les cyclistes. Un sentiment de danger subjectif sera également ressenti par de nombreux cyclistes qui se sentiront pourchassés… Là où des problèmes ponctuels d’insécurité des cyclos B sont observés, les outils réglementaires existants sont parfaitement adaptés : il suffit d’ajouter sous le signal D7 (piste cyclable) un panneau additionnel M6 (obligatoire pour les cyclos B) là où c’est nécessaire. Rien ne justifie d’imposer cette obligation de manière générale et linéaire. Le GRACQ – Les Cyclistes Quotidiens et le Fietsersbond déplorent la manière dont a été pris cet arrêté royal. Pas la moindre concertation sur cette règle spécifique, alors qu’elle a une influence directe et importante sur la sécurité des cyclistes. Les associations cyclistes s’étonnent d’autre part que cet AR a été publié à la va-vite, alors que le ministre a entamé en novembre « à un train d’enfer » un processus de révision (simplification ?) en profondeur du code de la route. Pourquoi l’extrême urgence pour cet AR alors qu’on discute d’une révision globale du Code de la Route ? Notons que l’ambition de cette révision globale est, selon le ministre, de rendre le Code plus simple et plus compréhensible. Pourtant, l’AR du 28 décembre permet au cyclomotoriste de choisir sur quelle espace public il décide, en agglomération, de circuler. Les cyclistes par contre, ne pourront jamais prévoir quel sera le choix du cyclomotoriste. Est-ce cela une règle “simple et compréhensible” ? Le train d’enfer avec lequel le ministre mène cette révision globale du Code de la route est intenable et surtout peu efficace. Ce n’est pas en deux mois qu’on peut mener une entreprise qui devrait prendre la durée de la législature (4 ans). Conséquence inévitable de la manière de travailler imposée à la Commission fédérale de la Sécurité routière : on ne peut aboutir qu’à des demi mesures, et donc à une législation bancale. Avec la crainte de devoir remettre tout ce chantier sur le métier lors de la prochaine législature, comme cela s’est produit avec les dispositions sur les amendes. Le GRACQ et le Fietsersbond demandent donc au ministre Landuyt :
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Modifié le 19/02/2009 |
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