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08/02/2012 14:53 |
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ÉducationQuand l’école teste le véloPlus de 500 vélos à l’école : c’est le défi que s’est lancé l’établissement secondaire Saint-Louis de Namur ce 16 mai. Défi relevé haut la main tant par les élèves que les professeurs qui se déclarent prêts à réitérer l’expérience. Vendredi 16 mai, 8h45. Les organisateurs scrutent leurs montres, quelques journalistes font les cent pas dans la cour de l’école. Déjà un quart d’heure de retard sur l’horaire prévu… C’est qu’aujourd’hui est une journée très spéciale pour l’établissement secondaire Saint-Louis, puisque l’école est parvenue à convaincre quelque 500 élèves et pas moins de soixante professeurs de pédaler jusqu’au centre de Namur. 8h55 : le premier groupe de cyclistes pénètre enfin dans la cour, dans le délire général. Pour peu, on se croirait transportés au Tour de France… “C’était super cool !” Casque vissé sur le crâne et pomme à la main, Marie est la coqueluche des journalistes : elle constitue en effet un parfait cliché. Le casque, pas esthétique ? Elle s’en fout. Mais des inconvénients, il y en a tout de même et l’avis est unanime : “les montées !” s’écrient les filles en se massant les muscles. Malgré tout, les néo-cyclistes se déclarent tous prêts à réitérer l’expérience de temps à autre. “C’est une bonne initiative, il faudrait faire ça plus souvent”, remarque Aline, “peut-être pas tous les jours, mais au moins une fois toutes les deux semaines.” “Et avec une copine !” ajoute Marie. Il est vrai que se déplacer en groupe en a motivé plus d’un. Laurent Henquet, directeur du secondaire à Saint-Louis, a d’emblée accepté la proposition du CACCS – le Comité d’Activités Culturelles, Conviviales et Sportives – d’organiser une journée écologique. Cela s’inscrit parfaitement dans la politique éducative de l’établissement qui a par ailleurs organisé d’autres activités dans ce sens. “On s’est dit que si l’opération se menait, aucun prof ne venait en voiture, aucun membre de la direction non plus. Tout le monde s’y est mis, donc c’est bien. Malgré le succès de l’évènement, il garde la tête sur les épaules : on va d’abord laisser passer un peu de temps pour pouvoir évaluer l’impact, c’est le plus important. Mais à voir les mines souriantes des élèves, ça m’a l’air impeccable. De plus, certains parents nous ont soutenus. Donc très logiquement, c’est un projet que l’on va reconduire.” Un projet associant Saint-Louis, le GRACQ – Les Cyclistes Quotidiens, Pro Velo et la ville de Namur est d’ores et déjà en cours de discussion. Les partenaires ambitionnent de répéter régulièrement l’événement en début d’année scolaire, en ciblant cette fois-ci les élèves habitant à proximité de Saint-Louis. Ils projettent également d’étendre l’action aux autres écoles du centre-ville namurois. Car le problème est là : sans cyclistes, pas d’aménagements cyclables, mais sans aménagements cyclables, pas de cyclistes ! Pour sortir de ce cercle vicieux, il faut continuer à sensibiliser les élèves, leur prouver que la pratique du vélo est loin d’être aussi dangereuse que certains le prétendent, mais aussi – et c’est peut-être ça le plus difficile – en convaincre leurs parents. Florine Cuignet Cette nouvelle est tirée de la Newsletter17 |
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Modifié le 19/02/2009 |
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