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07/02/2012 07:51 |
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ÉducationPlans de Déplacements scolaires (1) : quand l’école analyse et transforme ses déplacementsEn matière de déplacements, la planification est un outil devenu incontournable. Les trajets domicile–école représentant une part importante des déplacements motorisés, de nombreuses collectivités ont souhaité se doter de Plans de Déplacements Scolaires (PDS). Ce numéro de Politiques cyclables entame donc une série d’articles consacré aux PDS : de leur historique à la méthodologie en passant par quelques témoignages, nous tenterons de vous présenter toutes les facettes de cet instrument. C’est au début des années 2000 que les premiers Plans de Déplacements Scolaires (PDS) ont fait leur apparition. Ils affichent tous le même objectif : réduire l’utilisation de la voiture pour les trajets domicile-école. Les motivations, elles, varient : diminution de la congestion, amélioration de la sécurité routière ou de la qualité de l’air, autonomisation des enfants… Autant de raisons qui ont poussé diverses autorités politiques à inciter enseignants, parents et élèves à réfléchir sur leur déplacements. En Flandre, la Région subsidie depuis 2000 les communes qui réalisent des aménagements aux abords d’écoles (zones 30…), à condition que ces dernières élaborent un PDS. C’est la même année que les premières initiatives françaises en la matière voient le jour, en régions rouennaise et grenobloise. Par la suite, ces expériences vont essaimer un peu partout : Île-de-France , Chambéry , Lyon , Caen… La Région wallonne , quant à elle, a lancé ses premières expériences-pilotes en 2002. Le décret relatif au transport et aux plans de déplacements scolaires du 1er juillet 2004 a permis de donner un cadre légal aux PDS wallons qui, toutefois, ne sont pas (encore ?) obligatoires. Dès lors, c’est le plus souvent dans le cadre de l’élaboration d’un Plan communal de mobilité (PCM) que des écoles sont amenées à réaliser un PDS : les PCM prévoyant en effet un diagnostic des déplacements sur le territoire concerné, les écoles sont invitées à réaliser leur propre état des lieux. Suite à cette enquête, la Région ou la commune peuvent suggérer aux écoles de mettre sur pied un PDS. Si elle accepte, l’école participe ensuite à une commission de mobilité rassemblant la direction, des enseignants, des parents, des élèves, et d’autres intervenants extérieurs (conseiller en mobilité de la commune, police, entreprises de transport public…). Cette commission, accompagnée par une des ASBL mandatées par la Région pour accompagner les PDS, va, à partir du diagnostic, proposer un plan d’actions, qui sera ensuite mis en œuvre et évalué. À Bruxelles , c’est en 2005 que deux projets-pilotes ont été lancés. Par la suite, la Région a lancé un appel à projets annuel pour le financement de trente PDS. À la fin de cette année scolaire, ce sont donc près de cent écoles qui auront bénéficié d’un soutien financier total de plus de 200 000 €. Par ailleurs, une ordonnance est en cours de rédaction pour donner un cadre légal aux PDS. Si elle rendait obligatoire la réalisation d’un PDS, comme c’est le cas des Plans de Déplacements d’Entreprises (PDE) pour les sociétés employant plus de 200 personnes, cela favoriserait fortement l’usage du vélo dès le plus jeune âge à Bruxelles, comme cela a déjà été le cas dans plusieurs écoles ayant participé aux appels à projets précédents. Croisons les doigts ! Cette nouvelle est tirée de la Newsletter23 |
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Modifié le 11/02/2009 |
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