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07/02/2012 08:48 |
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Villes cyclables (2)Bordeaux, un bon cru cyclableLe verre bordelais est-il à moitié vide ou à moitié plein ? Les avis divergent, mais ce qui est certain, c’est que les cyclistes convergent aux carrefours ! Il y en a de plus en plus et ce phénomène montre que si tout n’est pas encore parfait, Bordeaux a su s’ouvrir au vélo urbain. Parlons d’abord de Bordeaux (215 000 habitants), au centre d’une Communauté urbaine de 27 communes (750 000 habitants au total). Plusieurs facteurs ont joué en faveur du vélo :
![]() Au bout d’une dizaine d’années, le bilan est facile à faire : le trafic cycliste augmente de 13% par an, 3 000 cyclistes traversent chaque jour le Pont de Pierre. Il y a 3245 arceaux pour attacher les vélos. De grands itinéraires cyclables en site propre ont été créés (le long des quais de rive gauche par exemple, sur 4 km en pleine ville). Les bandes cyclables ont été élargies là où elles pouvaient l’être et de nouvelles ont été créées. Les sas à vélos ont été multipliés aux carrefours, bien que la plupart des automobilistes les ignorent, faute d’information. Des initiatives originales ont été lancées :
![]() Voilà pour Bordeaux. Que dire des 26 autres communes ? On y trouve du bon et aussi le pire. La plupart ne se préoccupent guère du vélo, victime de l’indifférence des maires de droite, de gauche ou du centre, et de l’incompétence en matière cycliste des services techniques. D’autres commencent à prendre le problème à bras le corps : les doubles sens cyclables apparaissent, les bandes cyclables se développent et s’élargissent, les arceaux à vélos se multiplient (lentement), de même que les zones 30 qui sont une bonne solution dans les voies étroites et sinueuses de ces communes qui furent rurales. Fort heureusement, la politique communautaire crée de plus en plus d’itinéraires à longue distance constitués surtout de belles pistes bidirectionnelles. Le plus gros problème, ce sont les discontinuités du réseau cyclable : une bande puis plus rien, puis une piste, puis une bande, puis plus rien. Le nouveau président de la Communauté urbaine, très favorable au vélo qu’il pratique régulièrement, semble très sensible à la question. Une étude est en cours pour combler ces lacunes, espérons qu’elle aboutira vite, d’autant plus que ce projet a été doté d’un budget spécifique de 2,4 millions d’euros au titre de 2008 et 2009. Autre fait positif : un guide du cycliste urbain, accompagné d’un plan détaillé de la Communauté urbaine, vient d’être publié. Le verre est-il à moitié vide ou à moitié plein ? Mêlé de près à toute cette évolution depuis plus de dix ans, j’affirme qu’il se remplit, et c’est le principal. Michel Baillard Cette nouvelle est tirée de la Newsletter26 |
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Modifié le 03/02/2009 |
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