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08/02/2012 18:17 |
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Mardi 10 février 2009Rouler à vélo n’est pas dangereux mais s’apprend… tout comme partager la rue.Une cycliste a été gravement accidentée ce 10 février au matin, rue du Trône. Les esprits chagrins concluront vite : rouler à vélo, c’est dangereux. Pour le GRACQ – Les Cyclistes Quotidiens, cet accident est dû à un concours de circonstances exceptionnel… mais rappelle cruellement la nécessité que chacun, usagers de la route et autorités politiques, prenne ses responsabilités en matière de sécurité routière. Faire du vélo en ville est nettement moins dangereux qu’en milieu rural, contrairement aux idées reçues. Les statistiques sont formelles : la vitesse du trafic urbain rend les accidents potentiels moins graves. Une enquête de 20041 auprès de 1648 cyclistes bruxellois a montré que 8,5% d’entre eux ont eu un accident mais seulement 13% de ceux-ci furent grièvement blessés, soit 18 personnes. Les conditions de circulation jouent un rôle important pour la sécurité du cycliste (visibilité, vitesse, respect du code de la route), mais aussi les infrastructures : une piste cyclable n’est pas garantie de sécurité ! Si les aménagements régionaux récents respectent un certain nombre de bonnes pratiques, certains plus anciens sont parfaitement accidentogènes pour des cyclistes non-avertis. L’accident survenu ce mardi entre 8h30 et 8h45 rue du Trône, à proximité de la place Blyckaerts, en est un bel exemple. La piste cyclable tracée beaucoup trop près des voitures stationnées (on préconise de les tracer à 80 cm des voitures en stationnement) a invité la cycliste à rouler à proximité des portières. Et la distraction d’une automobiliste sortant de sa voiture a provoqué la chute de la cycliste, qui a été happée par les roues du large autobus militaire qui circulait à proximité. L’accident a été terriblement traumatisant. Des aménagements accidentogènes ne devraient pas subsister. Des circonstances exceptionnelles (travaux, rétrécissements, feux hors service…) devraient attirer l’attention des autorités et, aux heures de pointe, une présence policière devrait être requise d’office. Les voitures devraient être empêchées de circuler sur les trottoirs ! Enfin, rappelons quelques règles élémentaires :
1 Source : « Mieux connaître les accidents, Enquête relative à la sécurité routière à vélo », article paru dans « Le Moniteur de mobilité » – N° 2004/01, février 2004. (↑) |
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Modifié le 19/02/2009 |
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