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04/02/2012 08:11 |
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Villes cyclables (5)Londres, ou la réapparition du véloOn pense souvent que les grandes villes sont l’endroit le plus défavorable à la pratique du vélo et on se trompe tout aussi souvent. Le vélo avait complètement disparu de la capitale britannique il y a dix ans et le voici qui renaît. Poussé par la congestion, le péage urbain, quelques (timides) aménagements et le maire de Londres, le vélo réapparaît dans la métropole anglaise. Entrée dans la zone payante Le regain du vélo doit en partie son succès à la taxe de congestion qui frappe l’automobile au centre de Londres depuis 2003. Les 2% de part modale du vélo n’auraient sans doute pas été atteints sans elle. Premier effet de la taxe, il y a ceux qui ont troqué leur véhicule contre un vélo. Ensuite, la décongestion permet de libérer de l’espace en voirie (rare et précieux) pour y aménager des infrastructures cyclables. Enfin cela favorise aussi les taxis et les transports en commun, ce qui fait qu’on se retrouve à vélo à côté de véhicules professionnels, qui témoignent de beaucoup moins d’agressivité au volant que quelques automobilistes pressés que l’on croise parfois à Bruxelles… Cette taxe a par ailleurs un impact extrêmement positif sur tous les modes alternatifs de transport. Tout ceci est l’œuvre de l’ancien maire de Londres, Ken Livingstone, qui a défendu bec et ongles ses idées en matière de transport. L’association des cyclistes londoniens LCC (10.000 membres et 15 permanents) a d’ailleurs salué ses efforts pour la relance du vélo dans la capitale. Une piste cyclable qui mène au parlement ! Désormais, plus personne ne pense que la solution aux problèmes de mobilité ne viendra que des transports en commun. L’accroissement de la population londonienne prévu dans les années à venir, ne pourra pas être absorbé ni par les bus ni par le métro. Encore moins par la voiture individuelle. Les jeux olympiques de 2012, que Londres souhaite très verts, vont devoir faire de la place aux modes de transports non polluants. La LCC a d’ailleurs lancé l’idée de “JO actifs”, où l’on ira au stade en utilisant ses propres jambes plutôt qu’assis dans un véhicule ! Une (rare) piste bi-directionnelle Vous voulez tester ?Le vélo en libre service ne fera son entrée en scène qu’en 2010 au plus tôt. Pour ceux qui souhaitent tester Londres à vélo il vaut mieux en louer un sur place ou prendre le sien. Emporter son vélo dans l’Eurostar est coûteux : 20 £ par trajet. Si vous prenez le train il vaut mieux emporter un vélo pliable. C’est gratuit ! Pour ceux qui viennent en TGV, comme ce fut mon cas, il ne faut nullement se laisser impressionner par les six bandes de véhicules transitant devant la gare de Saint-Pancras. Vous les traverserez en piéton, avec votre vélo à la main, et vous enfourcherez votre bicyclette dès que vous serez de l’autre côté. Là prend fin la jungle urbaine. Vous serez d’ailleurs étonné de cheminer dans la ville en rencontrant si peu de véhicules. L’effet du péage certes, mais aussi d’un dédale de sens uniques, qui renvoient les voitures sur les grands boulevards. Un seul regret: peu de contresens cyclables, sur le modèle de nos SUL. Pour profiter des calmes artères sans se faire rejeter sur les grands axes, les cyclistes londoniens se retrouvent donc souvent en infraction… Pour vous aider à cheminer dans Londres à vélo :
En tout cas, Londres est une ville qui se laisse facilement apprivoiser à vélo. Il serait dommage de ne pas en profiter ! Cette nouvelle est tirée de la Newsletter32
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Modifié le 31/08/2011 |
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