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08/02/2012 15:19 |
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L’entravement du RAVeL à Namur, un sérieux revers pour le vélo dans la capitale wallonne ?Il ne se passe plus une semaine sans que de mauvaises nouvelles ne s’abattent sur le réseau cyclable namurois. Depuis presque un an, le RAVeL Namur-Charleroi est fermé en de nombreux endroits. Des collecteurs d’égoûts en construction, un tronçon coupé à Malonne pour cause d’éboulement, la construction d’un nouveau pont pour le BEP à Floriffoux, tout ceci rend quasi impossible une circulation sereine à vélo dans la vallée de la Basse-Sambre… Du côté de la Meuse, le RAVeL Namur-Dinant est bloqué au Grognon pour encore un an par le vortex de l’INASEP et d’autres travaux sont annoncés près d’Harscamp et du pont du Luxembourg. Cerise sur le gâteau, Fluxys s’apprête à poser de nouvelles conduites de gaz sur le RAVeL Namur-Eghezée. Durée du chantier : entre 6 mois et un an. Les principaux axes de pénétration à vélo dans Namur sont ou vont être coupés, représentant par là un sérieux coup d’arrêt à la croissance des déplacements à vélo observée jusqu’ici à Namur. Plus grave cependant, la gestion des déviations est gérée comme pour les automobilistes : interdictions de passage et déviations par un itinéraire bis. Seulement un cycliste n’est pas un automobiliste. Allonger le parcours de quelqu’un qui fait un effort pour chaque mètre parcouru est pénalisant. Le renvoyer sur une nationale pleine de voitures est dissuasif. Lui faire suivre une route qui monte et qui descend est rédhibitoire. Personne n’aime arriver en sueur à son rendez-vous ! Bref, la coupure des axes cyclables namurois et leur déviation “à la mode automobile” commencent à dissuader bon nombre de Namurois d’enfourcher leur bicyclette. Les efforts entrepris avec les écoles pour tenter de convaincre les élèves de monter sur un vélo sont presque réduits à néant. Le GRACQ - Les Cyclistes Quotidiens demande en conséquence à tous les interlocuteurs qui interviennent dans ces chantiers (Ville, Région wallonne, Voies hydrauliques, INASEP, Fluxys) de trouver des solutions pour éviter que l’on ne pénalise injustement la pratique du vélo. Nous sommes ouverts au dialogue avec toutes les personnes de bonne volonté qui travaillent sur ces dossiers (et nous reconnaissons la nécessité de la plupart de ces travaux). Alors que les dernières prévisions du Bureau du Plan annoncent pour les années qui viennent des routes toujours plus engorgées à politique inchangée, il serait regrettable de tuer le bel envol du vélo dans la capitale wallonne. |
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Modifié le 24/04/2009 |
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