08/02/2012 18:15

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Les Conseillers en Mobilité (4) : entretien avec Pierre Chastellain, formateur CeM

En dix ans, près d’un millier de CeM et CEMA ont été formés par les bons soins de Pierre Chastellain. En 1999, l’ingénieur suisse s’est vu confier la formation des conseillers en mobilité wallons. Puis, lors de la création de sa propre formation, la Région de Bruxelles-Capitale a également fait appel à Pierre Chastellain. Qui, de son propre aveu, ne s’en lasse pas !

Quelle est la place réservée au vélo au sein de la formation ?

La charte à la base de la formation établissait des objectifs très clairs : aider la collectivité à mieux gérer la mobilité, diminuer la pression automobile et augmenter la part des transports alternatifs. Dès le départ, le vélo a donc eu sa place au sein de la formation. Il est vrai qu’elle est désormais plus large : le vélo n’intervient pas seulement dans le module qui lui est consacré, c’est un thème transversal. Une sortie à vélo s’est ajoutée au programme en cours de route : les CeM se rendent vraiment compte de ce que c’est de rouler à vélo en ville et ça, ça vaut dix mille discours sur le vélo !

En dix ans, avez-vous constaté une évolution ?

Les participants sont nettement plus sensibles aux questions environnementales. On le voit sur le terrain, c’est une prise de conscience générale mais ça se reflète sur l’esprit des participants au cours. Avant, quand on parlait du vélo, on voyait plus de sourires sceptiques. Aujourd’hui, il y a une véritable évolution des mentalités : tout le monde n’est pas convaincu par le vélo, mais ça prête moins à sourire. Puis la formation s’est ouverte très tôt à des personnes autres que le personnel administratif : TEC, SNCB ou associations comme Pro Velo, le GRACQ, Gamah… Cela donne lieu à beaucoup d’échanges. La formation procure des références communes qui facilitent le dialogue entre participants.

Et le réseau des CeM ?

Je suis véritablement admiratif face au réseau, qui s’est développé surtout grâce au punch de l’équipe des “3 B” (Brigitte Ernon, Bernadette Gany et Barbara Schwan). Elles y mettent une incroyable énergie pour que ça marche. Et surtout, ça dure ! Ce genre de réseau tient généralement un ou deux ans puis tombe à l’eau. Mais le réseau des CeM est devenu un outil absolument remarquable : on accompagne les CeM, on les encadre. Et puis il y a véritablement un “esprit CeM” qui s’est développé, c’est très dynamique. Je suis très fier de participer à l’aventure CeM, c’est du pur bonheur. Le seul regret que j’ai peut-être, c’est de ne pas avoir su toucher davantage d’élus. Très peu d’entre eux suivent la formation, et ce n’est pas faute d’avoir essayé de les persuader. Les décisions sont pourtant politiques : les CeM auront beau être convaincus, ça ne sert à rien s’ils ne sont pas suivis par leur bourgmestre ou leur échevin.

Propos recueillis par Florine Cuignet

Cette nouvelle est tirée de la Newsletter47

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Modifié le 25/11/2009

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