01/08/2010 12:39

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“Hep, (vélo-)taxi”

Peut-être en avez-vous déjà vu passer, peut-être en avez-vous déjà emprunté : les vélos-taxis connaissent un succès grandissant dans de nombreuses villes européennes.

Leur look futuriste ne passe pas inaperçu et dénote dans les centres-villes embouteillés. Les vélos-taxis de la “nouvelle génération” sont des tricycles couverts qui permettent de véhiculer, en plus du pilote, deux passagers. Ils sont munis d’un compteur et d’une assistance électrique au pédalage. Les vélos-taxis vous transportent partout en ville de façon rapide (surtout en cas de bouchon), écologique et conviviale. Leur caractère ludique en fait un transport privilégié des touristes, mais pas uniquement : nombreux sont ceux qui utilisent les vélos-taxis de manière régulière, pour faire les courses, se rendre à la gare ou à un rendez-vous. Les tarifs oscillent généralement entre un et deux euros du kilomètre. Certaines sociétés de taxis ont pu s’inquiéter de ces nouveaux arrivants sur le marché, mais les sociétés de vélos-taxis présentent leur activité comme une offre complémentaire à la leur. Leurs courses sont en effet limitées à un périmètre relativement restreint, et c’est davantage l’esprit tout à fait particulier de ce mode de locomotion qui séduit le client.

Berlin a lancé avec succès le mouvement en Europe. En France, c’est Cyclopolitain, à Lyon, qui a ouvert la voie en 2003. Le principe séduit : les deux jeunes diplômés en commerce à l’origine du projet obtiennent l’appui de partenaires publics et privés. Aujourd’hui, des franchises ont été ouvertes dans sept autres villes de l’Hexagone. Mais des concurrents sont entre-temps apparus sur le marché français : Cycloville, Urban-Cab, Cyclobulle, Éco’Pouss, Cyclocab

Si le monde se bouscule au portillon, c’est aussi parce que les vélos-taxis s’inscrivent dans le marché juteux de l’annonce publicitaire. Cette forme d’affichage publicitaire a de quoi séduire : le design des vélos-taxis attire immanquablement les regards, ils se faufilent partout en ville et – cerise sur le gâteau – les annonceurs profitent de l’image verte et responsable véhiculée par les vélos-taxis.

Cela signifie-t-il que l’activité du vélo-taxi ne peut survivre sans revenus publicitaires ? Pas sûr : à Nantes, Cyclocab a fait le choix de se passer de cette rentrée financière. La société, créée en 2001, a bénéficié de subsides publics : elle occupe deux conducteurs à mi-temps, de façon saisonnière. On est loin de l’organisation de leurs concurrents – les Cyclos de Cyclopolitain ont débarqué à Nantes il y a deux ans – mais la société nantaise compte bien mener jusqu’au bout sa démarche écologique et sociale. L’absence de publicité est d’ailleurs, pour certains de leurs clients, un argument préférentiel. Privé ou public, le vélo-taxi semble donc avoir de beaux jours devant lui !

Florine Cuignet

Cette nouvelle est tirée de la Newsletter49

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Modifié le 06/01/2010

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