26/07/2014 01:02

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De la “zone 30″ au “quartier 30″ ou comment sortir de l’approche isolée ?

Il existe beaucoup de manuels qui détaillent comment aménager une rue en zone 30. Les techniques sont maintenant éprouvées et appliquées un peu partout en Belgique. Toutefois, la mise en zone 30 d’une seule rue à la fois a de nombreux inconvénients.

  • un coût élevé
  • une efficacité limitée pour sécuriser tout un quartier
  • une certaine injustice sociale (pourquoi protéger seulement les habitants de cette rue ?)
  • une faible accoutumance des automobilistes à lever le pied

Pour pallier les inconvénients de cette approche isolée, certains experts prônent maintenant plutôt la mise à 30 km/h de périmètres plus larges, voire de quartiers entiers. Ce qui est beaucoup plus lisible pour tous : on quitte un boulevard de transit pour rentrer dans un quartier, ça signifie qu’on lève le pied. Et c’est aussi la tendance à l’étranger (Graz, Zurich, Lorient, Angers, Portsmouth, Berlin…).

Mais comment le gestionnaire de voirie doit-il s’y prendre pour apaiser un quartier ? C’est à cette question qu’a tenté de répondre la formation du 15 janvier dernier destinée aux conseillers en mobilité (CeM) wallons.


Un effet de “porte 30″ à Namur

Sur la base de l’expérience de plusieurs communes (Berchem-Sainte-Agathe, Mons, La Hulpe), les participants à la formation ont appris comment organiser le passage en régime 30 d’un quartier.

Concrètement, il n’est pas nécessaire de réaménager chaque rue mais par contre il faut bien marquer toutes les entrées, et traiter ensuite seulement les lieux où les vitesses continuent à rester élevées (avec, par ordre d’importance, les carrefours puis les sections courantes).

Des dispositifs peu coûteux peuvent être utilisés (il n’est pas toujours nécessaire de refaire la voirie pour la rétrécir par exemple), pour arriver à un résultat efficace avec des moyens limités. Des radars préventifs peuvent aussi calmer les esprits et contribuer au changement de mentalité.

Au final certes, tout le monde ne respectera pas le 30 km/h stricto sensu, mais les quartiers réaménagés voient leur trafic ralentir. Et chaque km/h épargné est au final un énorme bonus pour la sécurité routière et la convivialité du quartier.

Luc Goffinet

Cette nouvelle est tirée de la Newsletter107

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Modifié le 01/04/2014

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